Selon son habitude bien rodée, l'OSE a établi une stratégie, demandé de la patience aux Suisses de l'étranger, laissé penser qu'elle allait aboutir et ... pris comme d'habitude un râteau à l'arrivée.

Le plus étonnant est son imperturbable capacité à feindre la surprise.  Mais qu'à cela ne tienne, dans la nouvelle d'en dessus, elle claironne sa volonté de présenter des "candidats de l'étranger" qui, eux aussi, iront ramasser des râteaux, comme d'habitude.

Cette organisation qui n'a rien d'un parlement quoi qu'elle en prétende devrait songer à changer de nom .. on lui suggère Jarditech, Jardiland, Truffaut, Mégarateau.

Déni démocratique pour la «Cinquième Suisse»


L’Organisation des Suisses de l’étranger (OSE) est consternée d’apprendre que le Conseil fédéral a décidé aujourd’hui de renoncer à faire du vote électronique un canal de vote ordinaire C’est un nouveau coup porté aux droits démocratiques des Suisses de l’étranger.

 

L’OSE a toujours soutenu l’introduction du vote électronique pour les Suisses de l’étranger, car c’est le seul moyen pour nos concitoyens expatriés d’accéder aux élections et votations. L’OSE a toujours spécifié que la sécurité du système devait être garantie et, qu’en la matière, elle faisait confiance à la Chancellerie fédérale, responsable de la gestion de ce projet. Cependant, le contenu du communiqué de presse du Conseil fédéral et la décision de restructurer le projet fait craindre à l’OSE une démobilisation des acteurs impliqués, ce qui mettrait un terme définitif au vote électronique.

 

En tant qu’organisation de défense des intérêts des Suisses de l’étranger, l’OSE est légitimée à demander à ce que nos concitoyens à l’étranger puissent exercer leurs droits politiques. Le fait qu’ils en soient souvent empêchés dans la pratique crée une discrimination de fait par rapport aux Suisses de l’intérieur. Par ailleurs, d’autres groupes bénéficiaires de ce canal de vote, comme les malvoyants, sont également prétérités. Or, dans une démocratie semi-directe, il est primordial que tous les citoyens puissent exercer leurs droits politiques.

 

L’OSE – dont le seul but a toujours été de permettre aux Suisses de l’étranger de participer au débat démocratique en Suisse – regrette fortement une décision prise alors que, comme l’indique le communiqué de presse du Conseil fédéral, «une majorité significative des cantons et des partis sont favorables à l’instauration du vote électronique».


08.07.19, Anne-Catherine Clément, Communications & Marketing