Pascal Broulis aurait tardé à se déclarer à Lausanne

Impôts"Le Matin Dimanche" publie un nouvel élément sur la situation fiscale du grand argentier, qui n’aurait pas été en règle avec la capitale entre 2002 et 2011.

Un nouvel article s'interroge sur la manière dont Pascal Broulis organise ses impôts.

Un nouvel article s'interroge sur la manière dont Pascal Broulis organise ses impôts. Image: FLORIAN CELLA/A












La situation fiscale du ministre vaudois des Finances, Pascal Broulis, continue de faire des vagues. Dans son édition d’hier, Le Matin Dimanche expose que le conseiller d’État n’a déclaré ses séjours à Lausanne au fisc qu’en 2011 alors qu’il a été élu en 2002 et y travaille donc depuis cette date. L’information émane de «plusieurs sources concordantes». Le magistrat ne la confirme pas.

L’enquête du journal dominical précise que, selon le Contrôle lausannois des habitants, l’épouse de Pascal Broulis est domiciliée en résidence principale dans la capitale depuis 2005. Comment l’élu pourrait-il justifier n’avoir séjourné que moins de nonante jours par an à Lausanne entre 2002 et 2011? questionne Le Matin Dimanche. Ce dernier rebondissement s’inscrit à la suite d’une série d’articles qui créent le malaise. Le 9 février, le Tages-Anzeiger révélait que le grand argentier ne payait qu’un tiers de ses impôts à Lausanne, contre deux tiers à Sainte-Croix. L’information a soulevé des questions au Grand Conseil, au Conseil communal de Lausanne et dans les médias.

Contacté, Pascal Broulis précise, comme il l’a fait au Matin Dimanche, que des interpellations ont été déposées et qu’il répondra «en priorité au parlement». Les textes sont signés d’Hadrien Buclin, d’Ensemble à Gauche et du socialiste Stéphane Montangero. Le premier soupçonne l’élu de bénéficier d’un passe-droit, le second se demande si la loi de 1956 sur les impôts communaux n’est pas dépassée. (24 heures)