1.      Quels sont en synthèse, les grands thèmes sur lesquels votre parti base sa campagne pour la législature 2015-2019.


Préservation de l’environnement, économie et société libérales

Nous nous engageons pour un développement durable et pour une conciliation des préoccupations sociales, économiques et écologiques. Une économie de marché innovante et durable, une démocratie vivante, une gestion rationnelle de l’environnement et une société tolérante et solidaire sont des conditions indispensables à la réalisation de ces objectifs. Le parti vert’libéral prône une politique pragmatique, dans laquelle la recherche de solutions dépasse les luttes idéologiques gauche-droite. Pour atteindre nos objectifs politiques, nous misons sur le dialogue et le respect mutuel. Nous faisons de la politique pour l’ensemble de la population, et non pour poursuivre les intérêts particuliers de certains.


Thèmes principaux

Tournant énergétique :incitations pour sortir du nucléaire, du pétrole et du gaz au profit du solaire, de l’éolien et de l’hydraulique

Finances saines : discipline budgétaire pour ne pas léguer une montagne de dettes à nos enfants

Politique économique libérale :meilleures conditions-cadres et moins de bureaucratie pour nos entreprises, notamment les PME

Politique sociale libérale :même traitement pour les couples mariés et les concubins, ouverture au mariage pour les couples homosexuels.

 

2.      La place de la Suisse dans le concert des nations est toujours un sujet de discussion tant en Suisse qu’à l’étranger. Quel est votre regard sur les enjeux mondiaux et européens ?

 

Le parti vert ’libéral s’engage en faveur d’une politique extérieure active de la Suisse : notre pays a un rôle important à jouer sur le plan international, tant pour défendre nos propres intérêts que pour promouvoir nos valeurs dans le monde. De bonnes relations avec nos pays voisins ainsi qu’avec l’Union européenne dans son ensemble sont essentielles pour le bon développement de notre pays. Tout cela nécessite la mise à disposition de ressources financières et personnelles suffisantes.

 

Les Vert ‘libéraux s’engagent en faveur d’une politique environnementale, économique et sociale durable. Ce principe s’applique tant à la politique intérieure qu’extérieure. Nous devons coordonner nos réponses aux questions importantes que pose l’avenir au niveau international. Aujourd’hui, dans un monde de plus en plus interconnecté, la diplomatie multilatérale s’avère être un instrument puissant pour mener une politique extérieure efficace et conforme à la tradition de neutralité de la Suisse. Avec Genève, la Suisse dispose d’un site central de la diplomatie multilatérale et d’un accès unique au monde, qu’il s’agit de préserver avec grand soin.

 

3.      Quel est votre regard sur l’intégration européenne de la Suisse ainsi que sur l’état économique et politique de l’UE en général et de la zone Euro en particulier ?

Les relations nouées par la Suisse avec l’Union européenne (UE) sont essentielles pour assurer la prospérité de nos concitoyen-ne-s. L’UE est notre seul voisin et notre point de contact le plus important avec le monde. La Suisse, mais aussi l’UE, profitent de cette proximité-sur le plan économique, politique, scientifique, culturel et écologique. L’interdépendance économique avec nos états voisins est très étroite.

 

1. Les Vert ‘libéraux s’engagent en faveur d’un partenariat stable avec l’UE, assuré sur le long terme et fiable.

 

La législation de l’UE ne cesse de se développer, ce qui nécessite un renouvellement périodique ainsi qu’une adaptation institutionnelle de la voie bilatérale. C’est la seule façon d’éviter une érosion du statu quo. Une extension modérée des accords bilatéraux est à saluer, pour autant qu’elle respecte les intérêts des deux parties.

 

2. Les Vert ’libéraux défendent la voie bilatérale ainsi que son développement futur.

 

Le libre échange d’idées et de personnes entre la Suisse et l’UE est une source d’enrichissement mutuel. La Suisse profite de la main d’œuvre en provenance de l’UE. Ces personnes contribuent à la compétitivité et aident notre pays à maintenir sa position d’avant-garde dans le monde. Cependant, la libre circulation des personnes apporte, outre des avantages indéniables, aussi des défis, auxquels nous devons faire face, par ex. par des mesures d’accompagnement.

 

3. Les Vert ‘libéraux défendent la libre-circulation des personnes avec l’UE et la reconnaissent comme une partie intégrante des relations bilatérales intenses avec l’UE.

 

L’image de la Suisse est régulièrement mise à mal par les médias et les opinions publiques et gouvernements étrangers. De votre point de vue, les acteurs et institutions en charge du sujet (gouvernement, médias, entreprises, personnalités, Osec, Présence suisse, Pro Helvetia ..) remplissent-ils efficacement leur rôle ? Quel conseil leur donneriez-vous.

Si la Suisse est parfois mise à mal sur certains points tels que la votation du 9 février 2014 sur l’initiative populaire « Contre l’immigration de masse », elle n’en reste pas moins un pays respecté et considéré tant pour sa force diplomatique que pour sa bonne situation économique et politique globale. En effet, la Suisse accueille de nombreuses organisations internationales oeuvrant pour la paix telles que le siège de l’ONU. Bien que cette initiative qui met en péril les accords bilatéraux ait été acceptée en majorité par la population suisse, notre parti s’y est clairement opposé.

 

4.      Les Suisses de l’étranger ont le droit de vote et d’élection notamment en matière fédérale et peuvent exercer ce droit par correspondance. Mais ils ne disposent pas d’élus. La structure qui se revendique être le Parlement des Suisses de l’étranger est une structure privée, dont les membres sont en partie co-optés et en partie élus par et parmi des présidents d’associations qui rassemblent une fraction symbolique des expatriés (moins d’une association sur deux en France et moins de 1% des Suisses de France). Cette situation vous semble-t-elle satisfaisante à l’aune des habitudes de la démocratie suisse ? Quelles améliorations proposez-vous ?

Avant de proposer une modification de la structure privée du Parlement des Suisses de l’étranger, nous proposerions une amélioration de l’accès au droit de vote des Suisses de l’étranger, qui n’est pas toujours aisé. Les Suisses et Suissesses résidant à l’étranger constituent une partie importante de la société suisse et devraient pouvoir exercer aisément leur droit de vote, car il s’agit là d’un élément central de la démocratie directe.

Les Vert‘libéraux soutiennent l’introduction d’un système d’e-voting sécurisé afin que toutes les Suissesses et tous les Suisses de l’étranger puissent voter aisément. L’e-voting a le mérite d’être plus simple que le vote par correspondance et encourage également les plus jeunes générations à exercer leur droit de vote.

 

5.      Spécifiquement en France, lors des derniers congrès annuels, les élections du comité national de l’Union des Associations Suisses de France et des délégués au Conseil des Suisses de l’étranger ont fait l’objet de contestations et d’incriminations de fraudes électorales. La délégation française est pourtant la plus nombreuse au Conseil des Suisses de l’étranger étant donné que près d’un expatrié sur 3 réside en France. Pensez-vous que cela nuise à la crédibilité du « Parlement des Suisses de l’étranger » ? Pensez-vous que l’Organisation des Suisses de l’étranger devrait intervenir pour mettre de l’ordre dans sa « succursale » en France ?

 

Nous pensons qu’une élection directe du Conseil des Suisses de l’étranger par tous les expatriés ne pourrait être que bénéfique et apporterait plus de transparence à l’organisation. Il est important que le CSE soit élu par une partie plus représentative de la population suisse résidant à l’étranger. Nous partageons donc l’opinion de l’OSE elle-même (http://aso.ch/files/webcontent/2._OSE_Manifeste_electoral_2015.pdf).

6.       Considérez-vous que les Suisses de l’étranger (700 000) devraient constituer une circonscription électorale élisant des conseillers nationaux et des conseillers aux Etats ? Ou pensez-vous que le statu quo est suffisant ? Ou pensez-vous qu’il serait préférable de démocratiser le Conseil des Suisses de l’étranger en le faisant élire directement par un pourcentage plus représentatif des citoyens à l’étranger ? Le président actuel de l’OSE a déclaré que « ceci ne pourrait se faire qu’au risque d’une politisation de l’OSE ». Pensez-vous que la politisation de l’OSE serait regrettable ?


Nous pensons que le statu quo est suffisant. Les Suisses de l’étranger ont déjà la possibilité d'être élus sur une liste cantonale.

7.      La LSetr vient de faire l’objet d’une ordonnance d’application. Le parlement a refusé d’inscrire dans la loi l’Organisation des Suisses de l’étranger au vu de son caractère privé et insuffisamment représentatif. La Confédération refuse également de laisser l’OSE accéder aux registres électoraux. Quelle solution proposez-vous pour sortir de cette situation si vous le jugez utile ?

 

Nous sommes favorables à l’application de la L Setr qui constitue un grand pas en ce qui concerne les droits des Suisses de l’étranger. L’accès de l’OSE aux registres électoraux peut cependant poser problème au niveau de la loi sur le renseignement et de la protection des données personnelles. Nous pensons en outre que la première amélioration à apporter serait une élection directe du Conseil des Suisses de l’étranger par tous les Suisses de l’étranger (voir question 5

 

8.      Vous le savez sans doute, les Suisses de l’étranger se sentent parfois abandonnés par leur patrie sur des dossiers relevant du quotidien comme la double imposition des successions, la possibilité de conserver un compte bancaire en Suisse, la contestation de leur droit de retour au pays dans le cadre d’Ecopop, etc. Quelles sont selon votre parti les limites incontournables à l’égalité pratique des droits entre Suisses de l’étranger et Suisses de l’intérieur.

 

D’une part, en ce qui concerne la libre-circulation des personnes, la position de notre parti est tout à fait claire : « Les Vert ‘libéraux défendent la libre-circulation des personnes avec l’UE et la reconnaissent comme une partie intégrante des relations bilatérales intenses avec l’UE ».
D’autre part, en ce qui concerne les cas isolés de double imposition : Nous souhaitons également une collaboration étroite avec l’UE par le biais des accords bilatéraux : « Les Vert ’libéraux défendent la voie bilatérale ainsi que son développement futur. »

9.      Suisse Magazine paraît depuis 61 ans à Paris de manière totalement indépendante et sans aucun soutien financier de la Confédération. Il y a un quart de siècle, l’Organisation des Suisses de l’étranger en a copié la formule pour créer la Revue suisse qui est adressée à tous les Suisses de l’étranger et financée essentiellement par des fonds publics. Cette situation de distorsion de concurrence vous paraît-elle normale ? Notamment au visa des articles 2 et 46 de l’ordonnance d’application de la LSetr ? La pluralité de canaux d’information et l’existence de médias indépendants vous semblent-t-elles des valeurs à préserver ? 


Nous ne pouvons malheureusement pas prendre position sur ce point, car le fonctionnement et le financement de Suisse Magazine et de Revue Suisse ne nous sont pas connus.

 

10.   Avez-vous un message particulier à adresser aux Suisses de France dont vous sollicitez les suffrages et qui ne soit pas le « vous êtes les ambassadeurs de la Suisse à l’étranger » qui est à peu près la seule chose que la Confédération leur adresse chaque année ?

 

Pour nous, les Suisses de France et de l’étranger en général ont une importance clé dans la prospérité et l’image de notre pays. Comme déjà mentionné plus haut, le réseau extérieur suisse est essentiel pour la visibilité et la mise en réseau de notre pays et des Suisses et Suissesses résidant à l’étranger.

Nous nous engageons depuis le départ dans le sens des Suisses de France en défendant les accords bilatéraux et la collaboration étroite avec l’Europe, en participant à l’élaboration et à la défense de la LSetr ainsi qu’en collaborant avec l’OSE (4 de nos Conseillers nationaux ainsi que notre Conseillère aux Etats sont membres de l’intergroupe parlementaire : « Suisses de l’étranger ».)

En somme, les Suisses de France et de l’étranger restent des citoyens suisses et à ce titre méritent d’être considérés en tant que tels. Les problèmes législatifs qui touchent à leur vie de tous les jours ne doivent dès lors pas être minimisés et il revient à la Confédération d’y trouver des solutions viables.