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jeudi 10 octobre 2019

châteaux en suisse

Château cherche châtelains, ou les défis de la protection du patrimoine

De nombreux châteaux sont mis en vente partout en Suisse, bien souvent car ils sont trop onéreux à entretenir. Mais ces ventes représentent-elles un danger pour le patrimoine, ou au contraire sont-elles une chance?

Les paysages suisses sont jalonnés d'environ 1500 châteaux. Un patrimoine constitutif de l'histoire du pays mais dont l'entretien représente un vrai défi et aujourd'hui. C'est bien souvent dans les annonces immobilières qu'on retrouve ces bâtiments historiques.

C'est le cas du château d'Autigny dans la campagne fribourgeoise. Il y a 26 ans, ses propriétaires, Hans et Elisabeth Jecklin, en tombent amoureux. C'est alors une ruine, totalement laissée à l'abandon par son précédent propriétaire. "Les plafonds étaient abîmés", détaille Hans Jecklin, "les planches pendaient, on devait marcher sur les poutres pour ne pas tomber à l'étage inférieur. Il n'y avait pas de chauffage, pas d'eau, pas de conduite électrique, rien."

Six millions pour que le château retrouve sa splendeur

Le couple investit 6 millions pour redonner sa splendeur à leur château. Le chantier leur permet d'amener tout le confort moderne à la bâtisse tout en préservant les chefs d'œuvre historiques qu'elle renferme, parmi lesquels des plafonds peints très riches, typiques du XVIIe.

Pendant une vingtaine d'années, ils s'appliquent à faire vivre leur château en l'ouvrant à la population de la région pour des concerts ou des cours de méditation. Mais aujourd'hui, entretenir la bâtisse et son jardin est devenu trop lourd, ils sont retournés à Zurich, et cela fait 4 ans que leur château est sur le marché. "Nous nous sommes rendus compte qu'avec cette transformation de la maison, nous avons fait un don culturel à la commune et au canton", admet Hans Jecklin. "Ce sont des investissements qu'on ne va jamais récupérer."

Un marché particulier

Le château d'Autigny est mis en vente pour 3,9 millions, bien loin des 6 millions investis. Mais si ces ventes peuvent prendre du temps, le marché est bien réel. Récemment, le château de Bavois, estimé à 18 millions, a été vendu aux enchères. Le spectaculaire château de Hauteville, au prix affiché de 50 millions, a été cédé à une université américaine.

Des transactions particulières pour les agences immobilières aussi. Chez Cardis Sothebys, l'agence en charge de la vente d'Autigny, des courtiers sont formés spécialement pour ce type de marché. "Il est important pour nos courtiers de maîtriser ce segment de marché qui est vraiment très particulier", détaille Alexandre Baechler, membre de la direction de Cardis Immobilier. "Cela passe par une connaissance approfondie du tissu économique de la région, mais aussi une approche des potentiels acquéreurs avec un service 5 étoiles."

Si l'offre reste actuellement supérieure à la demande, le spécialiste confirme aussi l'intérêt pour ce type de biens. "On a l'idée reçue que seuls les étrangers peuvent acquérir ce type d'objets. A contrario, beaucoup de Suisses s'intéressent à ces châteaux, notamment pour la partie historique, pour préserver le patrimoine et mettre sa pierre à l'édifice du patrimoine local."

Un phénomène qui existe depuis longtemps

Que ce soit à des étranger ou des locaux, pour Patrimoine suisse, mettre en vente des bâtiments historiques n'est pas une tendance inquiétante, bien au contraire. "C'est un phénomène qui existe depuis toujours", relativise Béatrice Lovis, présidente de la section vaudoise de Patrimoine suisse. "On se souvient qu'au XVIIIe siècle, même leurs Excellences de Berne encourageaient la vente des châteaux parce qu'elles prélevaient au passage des taxes assez élevées."

Pour la spécialiste, ces ventes pourraient même représenter une aubaine pour la sauvegarde des bâtiments en permettant des rénovations hors de portée pour le propriétaire précédent. "Aujourd'hui s'il y a des ventes, ça se fait dans les règles de l'art parce qu'en général les châteaux sont protégés. Ils ont en général une note 1 ou 2, ce qui signifie qu'ils sont d'importance nationale ou régionale. Par exemple, si on veut changer les volets et qu'ils étaient en bois initialement, on n'a pas le droit de les remplacer par des volets en plastique."

Ouvrir les châteaux à la population

Autre enjeu de ces ventes, l'accessibilité pour le public. Récemment, par souci d'économies, le canton de Berne a mis sur le marché plusieurs de ses châteaux, parmi lesquels celui de Berthoud, emblématique dans la région. Une annonce qui a provoqué un tollé dans la population, qui craignait d'y perdre l'accès. Finalement, une fondation a été créée pour gérer le bâtiment.

"Il était important pour nous d'ouvrir le site à la population", souligne Urs Weber, directeur de cette fondation, "nous ne voulions donc pas d'investisseur privé, mais vraiment pouvoir l'ouvrir à tout un chacun dans un concept de château pour tous."

Un immense chantier a été lancé pour transformer ce qui étaient le tribunal et la prison du canton en un musée, des salles de réception, et une auberge de jeunesse de 115 lits. "Les travaux sont faits de manière à respecter la structure existante et de manière réversible", rassure Hans-Urs Häfeli, chef de projet des Auberges de Jeunesses Suisses .

Dès le printemps prochain, l'objectif est d'attirer les habitants de la région avec le restaurant ou la location de salles pour des mariages, des baptêmes ou des événements d'entreprise. Mais aussi d'attirer les touristes avec une offre particulière : "Les clients de l'auberge de jeunesse auront la possibilité de visiter une partie du musée toute la nuit", détaille Hans-Urs Häfeli. "Comme ça ils pourront vraiment vivre l'expérience d'une nuit au musée."

Avec cette nouvelle offre, l'association espère redynamiser le tourisme dans toute la région de l'Emmental, mais aussi avoir trouvé la solution financière pour assurer une deuxième vie au château de Berthoud.
Les Jecklin rêvent quant à eux d'une famille nombreuse ou d'un amoureux de la musique pour continuer à faire vivre leur demeure d'Autigny. Ils ne sont pas pressés, ils attendent la perle rare.

Céline Brichet

De nombreux châteaux sont mis en vente partout en Suisse, bien souvent car ils sont trop onéreux à entretenir. Mais ces ventes représentent-elles un danger pour le patrimoine, ou au contraire sont-elles une chance?

Les paysages suisses sont jalonnés d'environ 1500 châteaux. Un patrimoine constitutif de l'histoire du pays mais dont l'entretien représente un vrai défi et aujourd'hui. C'est bien souvent dans les annonces immobilières qu'on retrouve ces bâtiments historiques.

C'est le cas du château d'Autigny dans la campagne fribourgeoise. Il y a 26 ans, ses propriétaires, Hans et Elisabeth Jecklin, en tombent amoureux. C'est alors une ruine, totalement laissée à l'abandon par son précédent propriétaire. "Les plafonds étaient abîmés", détaille Hans Jecklin, "les planches pendaient, on devait marcher sur les poutres pour ne pas tomber à l'étage inférieur. Il n'y avait pas de chauffage, pas d'eau, pas de conduite électrique, rien."

Six millions pour que le château retrouve sa splendeur

Le couple investit 6 millions pour redonner sa splendeur à leur château. Le chantier leur permet d'amener tout le confort moderne à la bâtisse tout en préservant les chefs d'œuvre historiques qu'elle renferme, parmi lesquels des plafonds peints très riches, typiques du XVIIe.

Pendant une vingtaine d'années, ils s'appliquent à faire vivre leur château en l'ouvrant à la population de la région pour des concerts ou des cours de méditation. Mais aujourd'hui, entretenir la bâtisse et son jardin est devenu trop lourd, ils sont retournés à Zurich, et cela fait 4 ans que leur château est sur le marché. "Nous nous sommes rendus compte qu'avec cette transformation de la maison, nous avons fait un don culturel à la commune et au canton", admet Hans Jecklin. "Ce sont des investissements qu'on ne va jamais récupérer."

Hans Jecklin, qui veut vendre le château d'Autigny (FR).

Nous nous sommes rendus compte qu'avec cette transformation de la maison, nous avons fait un don culturel à la commune et au canton

Hans et Elisabeth Jecklin, propriétaires du château d'Autigny

Un marché particulier

Le château d'Autigny est mis en vente pour 3,9 millions, bien loin des 6 millions investis. Mais si ces ventes peuvent prendre du temps, le marché est bien réel. Récemment, le château de Bavois, estimé à 18 millions, a été vendu aux enchères. Le spectaculaire château de Hauteville, au prix affiché de 50 millions, a été cédé à une université américaine.

Des transactions particulières pour les agences immobilières aussi. Chez Cardis Sothebys, l'agence en charge de la vente d'Autigny, des courtiers sont formés spécialement pour ce type de marché. "Il est important pour nos courtiers de maîtriser ce segment de marché qui est vraiment très particulier", détaille Alexandre Baechler, membre de la direction de Cardis Immobilier. "Cela passe par une connaissance approfondie du tissu économique de la région, mais aussi une approche des potentiels acquéreurs avec un service 5 étoiles."

Alexandre Baechler, membre de la direction de Cardis Immobilier.

Beaucoup de Suisses s'intéressent à ces châteaux notamment pour la partie historique, pour préserver le patrimoine

Alexandre Baechler, membre de la direction de Cardis Immobilier

Si l'offre reste actuellement supérieure à la demande, le spécialiste confirme aussi l'intérêt pour ce type de biens. "On a l'idée reçue que seuls les étrangers peuvent acquérir ce type d'objets. A contrario, beaucoup de Suisses s'intéressent à ces châteaux, notamment pour la partie historique, pour préserver le patrimoine et mettre sa pierre à l'édifice du patrimoine local."

Un phénomène qui existe depuis longtemps

Que ce soit à des étranger ou des locaux, pour Patrimoine suisse, mettre en vente des bâtiments historiques n'est pas une tendance inquiétante, bien au contraire. "C'est un phénomène qui existe depuis toujours", relativise Béatrice Lovis, présidente de la section vaudoise de Patrimoine suisse. "On se souvient qu'au XVIIIe siècle, même leurs Excellences de Berne encourageaient la vente des châteaux parce qu'elles prélevaient au passage des taxes assez élevées."

Béatrice Lovis, présidente de la section vaudoise de Patrimoine suisse

C'est un phénomène qui existe depuis toujours

Béatrice Lovis, présidente de la section vaudoise de Patrimoine suisse

Pour la spécialiste, ces ventes pourraient même représenter une aubaine pour la sauvegarde des bâtiments en permettant des rénovations hors de portée pour le propriétaire précédent. "Aujourd'hui s'il y a des ventes, ça se fait dans les règles de l'art parce qu'en général les châteaux sont protégés. Ils ont en général une note 1 ou 2, ce qui signifie qu'ils sont d'importance nationale ou régionale. Par exemple, si on veut changer les volets et qu'ils étaient en bois initialement, on n'a pas le droit de les remplacer par des volets en plastique."

Ouvrir les châteaux à la population

Autre enjeu de ces ventes, l'accessibilité pour le public. Récemment, par souci d'économies, le canton de Berne a mis sur le marché plusieurs de ses châteaux, parmi lesquels celui de Berthoud, emblématique dans la région. Une annonce qui a provoqué un tollé dans la population, qui craignait d'y perdre l'accès. Finalement, une fondation a été créée pour gérer le bâtiment.

"Il était important pour nous d'ouvrir le site à la population", souligne Urs Weber, directeur de cette fondation, "nous ne voulions donc pas d'investisseur privé, mais vraiment pouvoir l'ouvrir à tout un chacun dans un concept de château pour tous."

Un immense chantier a été lancé pour transformer ce qui étaient le tribunal et la prison du canton en un musée, des salles de réception, et une auberge de jeunesse de 115 lits. "Les travaux sont faits de manière à respecter la structure existante et de manière réversible", rassure Hans-Urs Häfeli, chef de projet des Auberges de Jeunesses Suisses .

Hans Urs Häfeli, chef de projet des Auberges de Jeunesses Suisses.

Les clients de l'auberge de jeunesse auront la possibilité de visiter une partie du musée toute la nuit

Hans Urs Häfeli, chef de projet des Auberges de Jeunesses Suisses

Dès le printemps prochain, l'objectif est d'attirer les habitants de la région avec le restaurant ou la location de salles pour des mariages, des baptêmes ou des événements d'entreprise. Mais aussi d'attirer les touristes avec une offre particulière : "Les clients de l'auberge de jeunesse auront la possibilité de visiter une partie du musée toute la nuit", détaille Hans-Urs Häfeli. "Comme ça ils pourront vraiment vivre l'expérience d'une nuit au musée."

Avec cette nouvelle offre, l'association espère redynamiser le tourisme dans toute la région de l'Emmental, mais aussi avoir trouvé la solution financière pour assurer une deuxième vie au château de Berthoud.
Les Jecklin rêvent quant à eux d'une famille nombreuse ou d'un amoureux de la musique pour continuer à faire vivre leur demeure d'Autigny. Ils ne sont pas pressés, ils attendent la perle rare.

Céline Brichet

De nombreux châteaux suisses coûtent très chers à l'entretien, d'où la difficulté de trouver des acheteurs. 19h30 / 4 min. / dimanche à 19:30
De nombreux châteaux sont mis en vente partout en Suisse, bien souvent car ils sont trop onéreux à entretenir. Mais ces ventes représentent-elles un danger pour le patrimoine, ou au contraire sont-elles une chance?

Les paysages suisses sont jalonnés d'environ 1500 châteaux. Un patrimoine constitutif de l'histoire du pays mais dont l'entretien représente un vrai défi et aujourd'hui. C'est bien souvent dans les annonces immobilières qu'on retrouve ces bâtiments historiques.

C'est le cas du château d'Autigny dans la campagne fribourgeoise. Il y a 26 ans, ses propriétaires, Hans et Elisabeth Jecklin, en tombent amoureux. C'est alors une ruine, totalement laissée à l'abandon par son précédent propriétaire. "Les plafonds étaient abîmés", détaille Hans Jecklin, "les planches pendaient, on devait marcher sur les poutres pour ne pas tomber à l'étage inférieur. Il n'y avait pas de chauffage, pas d'eau, pas de conduite électrique, rien."

Six millions pour que le château retrouve sa splendeur

Le couple investit 6 millions pour redonner sa splendeur à leur château. Le chantier leur permet d'amener tout le confort moderne à la bâtisse tout en préservant les chefs d'œuvre historiques qu'elle renferme, parmi lesquels des plafonds peints très riches, typiques du XVIIe.

Pendant une vingtaine d'années, ils s'appliquent à faire vivre leur château en l'ouvrant à la population de la région pour des concerts ou des cours de méditation. Mais aujourd'hui, entretenir la bâtisse et son jardin est devenu trop lourd, ils sont retournés à Zurich, et cela fait 4 ans que leur château est sur le marché. "Nous nous sommes rendus compte qu'avec cette transformation de la maison, nous avons fait un don culturel à la commune et au canton", admet Hans Jecklin. "Ce sont des investissements qu'on ne va jamais récupérer."

Hans Jecklin, qui veut vendre le château d'Autigny (FR).

Nous nous sommes rendus compte qu'avec cette transformation de la maison, nous avons fait un don culturel à la commune et au canton

Hans et Elisabeth Jecklin, propriétaires du château d'Autigny

Un marché particulier

Le château d'Autigny est mis en vente pour 3,9 millions, bien loin des 6 millions investis. Mais si ces ventes peuvent prendre du temps, le marché est bien réel. Récemment, le château de Bavois, estimé à 18 millions, a été vendu aux enchères. Le spectaculaire château de Hauteville, au prix affiché de 50 millions, a été cédé à une université américaine.

Des transactions particulières pour les agences immobilières aussi. Chez Cardis Sothebys, l'agence en charge de la vente d'Autigny, des courtiers sont formés spécialement pour ce type de marché. "Il est important pour nos courtiers de maîtriser ce segment de marché qui est vraiment très particulier", détaille Alexandre Baechler, membre de la direction de Cardis Immobilier. "Cela passe par une connaissance approfondie du tissu économique de la région, mais aussi une approche des potentiels acquéreurs avec un service 5 étoiles."

Alexandre Baechler, membre de la direction de Cardis Immobilier.

Beaucoup de Suisses s'intéressent à ces châteaux notamment pour la partie historique, pour préserver le patrimoine

Alexandre Baechler, membre de la direction de Cardis Immobilier

Si l'offre reste actuellement supérieure à la demande, le spécialiste confirme aussi l'intérêt pour ce type de biens. "On a l'idée reçue que seuls les étrangers peuvent acquérir ce type d'objets. A contrario, beaucoup de Suisses s'intéressent à ces châteaux, notamment pour la partie historique, pour préserver le patrimoine et mettre sa pierre à l'édifice du patrimoine local."

Un phénomène qui existe depuis longtemps

Que ce soit à des étranger ou des locaux, pour Patrimoine suisse, mettre en vente des bâtiments historiques n'est pas une tendance inquiétante, bien au contraire. "C'est un phénomène qui existe depuis toujours", relativise Béatrice Lovis, présidente de la section vaudoise de Patrimoine suisse. "On se souvient qu'au XVIIIe siècle, même leurs Excellences de Berne encourageaient la vente des châteaux parce qu'elles prélevaient au passage des taxes assez élevées."

Béatrice Lovis, présidente de la section vaudoise de Patrimoine suisse

C'est un phénomène qui existe depuis toujours

Béatrice Lovis, présidente de la section vaudoise de Patrimoine suisse

Pour la spécialiste, ces ventes pourraient même représenter une aubaine pour la sauvegarde des bâtiments en permettant des rénovations hors de portée pour le propriétaire précédent. "Aujourd'hui s'il y a des ventes, ça se fait dans les règles de l'art parce qu'en général les châteaux sont protégés. Ils ont en général une note 1 ou 2, ce qui signifie qu'ils sont d'importance nationale ou régionale. Par exemple, si on veut changer les volets et qu'ils étaient en bois initialement, on n'a pas le droit de les remplacer par des volets en plastique."

Ouvrir les châteaux à la population

Autre enjeu de ces ventes, l'accessibilité pour le public. Récemment, par souci d'économies, le canton de Berne a mis sur le marché plusieurs de ses châteaux, parmi lesquels celui de Berthoud, emblématique dans la région. Une annonce qui a provoqué un tollé dans la population, qui craignait d'y perdre l'accès. Finalement, une fondation a été créée pour gérer le bâtiment.

"Il était important pour nous d'ouvrir le site à la population", souligne Urs Weber, directeur de cette fondation, "nous ne voulions donc pas d'investisseur privé, mais vraiment pouvoir l'ouvrir à tout un chacun dans un concept de château pour tous."

Un immense chantier a été lancé pour transformer ce qui étaient le tribunal et la prison du canton en un musée, des salles de réception, et une auberge de jeunesse de 115 lits. "Les travaux sont faits de manière à respecter la structure existante et de manière réversible", rassure Hans-Urs Häfeli, chef de projet des Auberges de Jeunesses Suisses .

Hans Urs Häfeli, chef de projet des Auberges de Jeunesses Suisses.

Les clients de l'auberge de jeunesse auront la possibilité de visiter une partie du musée toute la nuit

Hans Urs Häfeli, chef de projet des Auberges de Jeunesses Suisses

Dès le printemps prochain, l'objectif est d'attirer les habitants de la région avec le restaurant ou la location de salles pour des mariages, des baptêmes ou des événements d'entreprise. Mais aussi d'attirer les touristes avec une offre particulière : "Les clients de l'auberge de jeunesse auront la possibilité de visiter une partie du musée toute la nuit", détaille Hans-Urs Häfeli. "Comme ça ils pourront vraiment vivre l'expérience d'une nuit au musée."

Avec cette nouvelle offre, l'association espère redynamiser le tourisme dans toute la région de l'Emmental, mais aussi avoir trouvé la solution financière pour assurer une deuxième vie au château de Berthoud.
Les Jecklin rêvent quant à eux d'une famille nombreuse ou d'un amoureux de la musique pour continuer à faire vivre leur demeure d'Autigny. Ils ne sont pas pressés, ils attendent la perle rare.

Céline Brichet

Publié dimanche à 21:38 - Modifié dimanche à 22:12

dimanche 29 septembre 2019

En Suisse la robotique mène à tout

https://www.dhnet.be/lifestyle/food/un-robot-qui-fait-de-la-raclette-presente-en-suisse-5d8f6ec39978e25f64542d0a

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lundi 22 juillet 2019

la Suisse vend ses trains

https://www.capital.fr/entreprises-marches/la-suisse-vend-ses-vieux-trains-aux-encheres-1345372

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mardi 16 juillet 2019

Naufrage programmé et annoncé

Une bonne raison d'y aller, ce pourrait bien être la dernière

La Fête des Vignerons fait râler le reste de la Suisse

En repoussant le début de sa première représentation, la manifestation fâche une partie des spectateurs qui viennent de loin et qui seront bloqués à Vevey pour la nuit.

Des dents avaient grincé quand les organisateurs de la Fête des vignerons ont repoussé la première à 19h, faute d'avoir vendu suffisamment de billets. Initialement prévue à 11h du matin, celle-ci faisait pourtant les affaires de ceux qui venaient de loin pour y assister. Notamment des Tessinois et Alémaniques, qui auraient eu le temps de rentrer chez eux en train le jour-même.

L'émission «Espresso» de la radio SRF parle «d'un affront» à cette partie du pays. Elle a tendu le micro à des Suisses mécontents et les réactions ont déferlé. Une spectatrice tessinoise, qui habite à plus de 4 heures de Vevey, n'aurait d'ailleurs pas été avertie de ce changement d'horaire, relate la RTS. Certains seniors, invités à une autre représentation en journée mais sans pouvoir être assis côte-à-côte, se sont vu refuser leur demande de remboursement.

Interrogée par nos confrères, la porte-parole de la Fête des Vignerons Marie-Jo Valente a souligné jeudi que le problème concernait moins d'1% des billets vendus et a assuré que les organisateurs n'ont «pas intérêt à embêter les gens, bien au contraire.»

vendredi 21 juin 2019

9 millions de places pour 7 millions d'habitants

https://www.lci.fr/international/decouverte-la-seconde-vie-des-bunkers-suisses-2124694.html?fbclid=IwAR120sPDvWCmk7FMe-fKdUD90W2m1TZgywyiHAfpKqaXDBZ28o3jAIxW7Rk

mercredi 12 juin 2019

La Suisse à la carte


LA CHRONIQUE DES FRONTALIERS La Suisse fait les meilleures cartes du monde

 
Jean-François Besson est le secrétaire général du Groupement transfrontalier européen (GTE). Aujourd’hui, il revient sur la tradition d’excellence suisse en matière de cartographie.

Avec le retour des beaux jours, la saison de l’alpinisme va pouvoir démarrer pleinement. Si aujourd’hui, les outils modernes nous permettent de nous orienter plus facilement, certains continuent à apprécier la bonne vieille carte IGN. Chez nos voisins aussi, la cartographie des montagnes a été un enjeu majeur il y a plus d’un siècle et demi. Comment partir à la conquête d’un sommet si l’on ne possède pas d’outils pour se situer et s’orienter ?

Et en matière de cartographie, nos voisins qui, en général font preuve de modestie, n’ont pas peur d’affirmer qu’ils ont les meilleures cartes du monde. Il faut dire qu’ils ont commencé très tôt.

L’histoire démarre en 1838 avec l’initiative d’un général, le Genevois Guillaume-Henri Dufour qui se lance dans la fabrication du premier relevé topographique du pays. En un peu plus d’un quart de siècle, 25 feuilles sont publiées à l’échelle de 1/100 000e. Des cartes qui sont de véritables œuvres d’art. Problème, ces cartes au 100 000e ne correspondent pas aux besoins des alpinistes. Et dès sa création, le Club alpin suisse demande la publication de cartes au 50 000e.

Gravées sur des plaques de cuivre

Ce fut le successeur de Dufour, encore un militaire, le colonel Siegfried, qui prit les choses en main. Pas moins de 600 cartes vont ainsi être publiées. Des cartes qui, jusqu’en 1953, continuent à être gravées sur des plaques de cuivre et qui font l’admiration de tous les spécialistes.

Depuis, il a fallu évidemment les réactualiser. Les successeurs du général Dufour disposent, pour faire le travail, d’outils un peu plus modernes. Et d’ailleurs même le nom de l’organisme a été mis au goût du jour : on ne parle plus de service topographique fédéral mais de Swisstopo !

Et pour finir, sachez que nos voisins ont été très reconnaissants avec le général Dufour puisque, en 1863, le conseil fédéral a changé le nom du plus haut sommet de Suisse. Le Hochste Spitze est devenu la pointe Dufour, qui culmine à 4 633 mètres. Ce qui en fait le deuxième sommet des Alpes après notre mont Blanc à nous !

samedi 8 juin 2019

un ours à Riederalp

Retour

08.06.2019 - 17:27

Un ours observé ce matin dans la région de Riederalp


Des promeneurs ont aperçu et filmé ce matin un ours dans la région de Moosfluh dans la région de Riederalp. Ils en ont informé le Service de la chasse, de la pêche et de la faune qui a pu visionner les images et formellement identifier le lieu et l’espèce.

L’ours se trouve actuellement dans le périmètre du District franc fédéral, dans la forêt d’Aletsch. Le service a dépêché le garde-chasse et un biologiste sur place pour trouver des indices afin de prélever des échantillons pouvant servir aux analyses ADN.

Ces dernières confirmeront s’il s’agit du même individu observé l’année dernière dans la région du Sanetsch.

Le canton invite la population à communiquer au garde-faune du secteur toutes les observations, traces ou autres indices de présence de cet animal.


KaB/c

samedi 25 mai 2019

une impayable carte de suisse

https://www.konbini.com/ch-fr/swissmade/en-images-voila-enfin-la-vraie-carte-hilarante-de-la-suisse/

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jeudi 2 mai 2019

Langues et langages

https://www.lematin.ch/suisse/En-Suisse-on-mange-des-ptes-En-France-des-pattes/story/17642608

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mardi 27 novembre 2018

Ah que on parle mieux que les frouzes ?

https://www.rts.ch/info/culture/10006191-sur-le-bout-des-langues-les-suisses-parlent-mieux-que-les-francais-.html?fbclid=IwAR0_3Q93h1BQB3Jy8Vc28yPal4OYOJlyH4s5Zn-siYD7fqD-xFEzWKzUfmQ

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lundi 13 août 2018

Grosse vache toi-même

https://www.lematin.ch/suisse/Les-vaches-sont-trop-lourdes-et-trop-grandes/story/19176187

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vendredi 27 avril 2018

Suppression d'un barrage et revitalisation de la rivière

https://www.goodplanet.info/video/2018/04/25/demantelement-dun-barrage-en-suisse/

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mardi 24 avril 2018

le système de milice (bien) vu par les Echos

https://www.lesechos.fr/industrie-services/air-defense/0301577901644-en-suisse-a-lecole-des-recrues-2171456.php

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lundi 23 avril 2018

L'été sera pourri selon le böögg

https://www.rts.ch/info/regions/autres-cantons/9490548-le-boogg-le-bonhomme-hiver-des-zurichois-annonce-un-ete-pourri.html

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vendredi 9 mars 2018

la cuisine suisse n'existe pas

https://www.lematin.ch/suisse/cuisine-suisse-existe/story/30485731

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dimanche 11 février 2018

100% suisse ... ou presque

http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/Un-decor-allemand-pour-une-chips--100--suisse--22252412

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mercredi 31 janvier 2018

Le lurilinguisme et la Suisse

https://helvetiahistorica.org/2018/01/31/plurilinguisme-suisse/

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mardi 28 novembre 2017

Vous ne verrez lus jamais la raclette comme avant

https://www.youtube.com/watch?time_continue=78&v=5JHP27pxQNk

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mercredi 13 septembre 2017

12 petits saint bernard pour deux grands

https://www.lematin.ch/loisirs/animaux/douze-nouveaux-petits-saintbernard/story/26075081

mardi 9 mai 2017

Ah que .... Coucou

http://www.tdg.ch/vivre/Swiss-Koo-depoussiere-le-celebre-coucou-suisse/story/26717647

Swiss Koo dépoussière le célèbre coucou suisse

Savoir-faire

Deux designers vaudois réinventent avec modernité la folklorique horloge helvétique.

Les personnes atteintes de chronomentrophobie — peur excessive des horloges — devraient réfléchir à deux fois avant de glisser un pied dans le petit atelier de Swiss Koo à Renens. Dès l’entrée, le visiteur fait face à une nuée de coucous suisses aux teintes des plus éclectiques. Perchés sur un immense mur, ils répètent méticuleusement une partition immuable, celle du temps qui passe.

Trois ans se sont déjà écoulés depuis que Martino D’Esposito et Alexandre Gaillard, deux designers vaudois, ont vendu leur premier coucou suisse, dépoussiéré des affres de son histoire. Inventée en Allemagne en 1738, la pendule au petit oiseau s’est démocratisée et exportée dès 1920 grâce à l’entreprise suisse Löetscher, jusqu’à devenir un objet du folklore helvétique.

Moderniser du patrimoine, un crime de lèse-majesté? «Pas du tout, répond Alexandre Gaillard, cofondateur de Swiss Koo. Nous l’avons fait évoluer.» Les deux designers tiennent à conserver l’aspect folklorique en y ajoutant une touche moderne par le niveau de détails, le choix des matériaux et celui des couleurs. Le mécanisme reste, lui, très archaïque. «Nous vivons dans un monde où tout est technicisé ou numérisé et ça nous échappe. Pour le vinyle, il y a un disque, une aiguille, des sillons, nous comprenons comment ça marche. Le coucou c’est pareil, il y a le mécanisme, le soufflet, c’est un objet simple, que l’on peut appréhender et je pense que cela rassure», souligne Martino D’Esposito, cofondateur de Swiss Koo.

«Nous nous étions trompés de cible, nous pensions vendre à des touristes alors que notre clientèle est principalement locale»

A l’heure des horloges en plastique et des coucous high-tech connectés, les deux entrepreneurs ont décidé de miser sur le low-tech. «Nous nous sommes demandé s’il fallait faire un coucou qui chante quand la personne reçoit un message, raconte Alexandre Gaillard. Mais ça n’aurait été qu’un gadget de plus alors que nous voulions vendre un coucou artisanal, fabriqué à Lausanne.»

Un choix qui a évidemment un coût: il faut compter 485 francs pour le modèle le plus simple et jusqu’à 1785 francs pour le perchoir horloger le plus complexe. Un prix supérieur aux autres coucous des magasins de souvenirs qui refroidit souvent les touristes. «Nous nous étions trompés de cible, nous pensions vendre à des touristes alors que notre clientèle est principalement locale. Peut-être que nous visons des personnes un peu aisées, mais surtout des gens qui comprennent la qualité de nos coucous et qui sont prêts à mettre les moyens pour cette qualité», précise Martino D’Esposito.

Le duo prévoit de vendre environ 500 pièces cette année. Un succès qui amuse Alexandre Gaillard: «Nous avons des clients qui en achètent plusieurs, nous nous demandons où cela va s’arrêter. Ils en ont peut-être dans leur cave, dans leur voiture et dans leur salle de bains.»

Les deux amis aiment raconter que ces coucous sont la suite des cabanes dans les arbres qu’ils construisaient dans leur enfance, car ces deux grands gamins, alors âgés de 10 ou 11 ans, nichaient l’un en dessus de l’autre dans un immeuble nyonnais. «Il y en avait un qui tenait le clou et l’autre le marteau», image Alexandre Gaillard.

Profs à temps partiel

Les deux hommes sont aussi professeurs à temps partiel à l’ECAL. Une sécurité financière, mais pas seulement. «Nous avons 40 ans tous les deux. L’ECAL nous permet de garder un pied dans ce qui est actuel», explique Martino D’Esposito. «Enseigner c’est bon pour l’esprit et tout cela déteint sur l’entreprise», renchérit Alexandre Gaillard.

Avant Swiss Koo, les deux designers ont fait leurs armes auprès de grandes marques. Avec réussite, puisque certains de leurs objets ont été exposés au MoMA de New York. Ce monde a vite rebuté les deux artistes, car ils perdaient le contrôle du produit. «Notre agence s’appelait D’Esposito & Gaillard, il n’y a pas plus nombriliste et débile que ça, avoue Martino D’Esposito. Maintenant, nous avons lâché un peu d’ego et ce qui compte c’est le produit et que les clients soient contents.»

«Le prochain objectif est d’avoir notre propre magasin. Un petit atelier en miniature pour que les gens voient notre travail»

Cette expérience pousse les deux hommes à vouloir contrôler leur création de A à Z. «Le prochain objectif est d’avoir notre propre magasin. Un petit atelier en miniature pour que les gens voient notre travail.» A Lausanne bien sûr! Les deux amis préparent d’ailleurs un modèle thématique sur la capitale vaudoise.

En se remémorant la réaction de leurs proches à l’annonce de leur projet de fabriquer des coucous, les deux compères éclatent de rire.

«Ils pensaient tous que nous étions un peu fous, mais parce que c’était fou de penser que des touristes allaient nous acheter ces horloges. Heureusement, comme nous étions déjà un peu artistes, ils nous excusaient, comme si nous étions déjà un peu condamnés.»

Infos:www.swisskoo.ch (TDG)

Créé: 06.05.2017, 10h46

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