Le blog de Suissemagazine

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mercredi 24 mai 2017

Michael Ringier 2017 à Paris, un sentiment mitigé

Ce 24 mai se tenait la présentation annuelle des résultats et de la stratégie du groupe Ringier.

On peut tout d'abord en saluer les indicateurs économiques : un C.A. qui dépasse pour la première fois le milliard de Francs suisses et un résultat brut qui dépasse largement les 100 millions. En ces temps où la presse souffre, souffre, souffre ... c'est remarquable.

Oui mais .. la comparaison avec la presse fait-elle encore sens ? Plus de la moitié de cette rentabilité est faite en ligne, alors qu'il y a encore cinq ans la part du online était .. nulle et Michael Ringier rappelait encore qu'il ne tenait pas à faire du digital pour le plaisir mais que cela devait être rentable.  

La transformation digitale de Ringier bat son plein, et l'analyse du marché présentée qui souligne l'importance des bots dans la production de contenu, et la prévalence du média social sur l'éditeur en termes de diffusion du contenu ne laisse pas d'inquiéter.

A ce jour, le groupe Ringier emploie encore 2 000 journalistes. Mais ne fait pas de projection de ce chiffre sur l'avenir.

La réussite de ce groupe familial est impressionnante et il ne faut pas oublier que lorsqu'il investit un franc, un dollar ou un euro, Michael Ringier les investit de sa poche. Il est plus facile d'être philantrope avec l'argent des actionnaires qu'avec le sien. 

Reste à essayer de prévoir l'avenir. En deux siècles, Ringier était passé du métier de l'imprimerie à celui de la presse. En quelques années il est passé de la presse à la presse en ligne ou plutôt au cross media.

Et l'insistance à citer Warren Buffet qui annonce que sur plus de 1200 titres américains, seul trois survivront, ceux que leurs lecteurs font acheter par leur société annoncerait-elle une sortie en cours de la presse ? Au profit sans doute de la vidéo, de la réalité virtuelle qui semblent très à la mode.

Inquiétude aussi quand on entend citer comme un modèle de management Elon Musk, parce que  en réaction à un tweet d'usager (usager qui  est tout de même Loic le Meur), il change son modèle de facturation en quinze jours. Espérons que le groupe Ringier, sans perdre son dynamisme, ne jette pas aux orties une certaine lenteur helvétique consensuelle du bon sens. 

Saluons néanmoins la prestation in fine de Jacques Pillet, survivant du Nouveau Quotidien et de l'Hebdo, qui rappelait l'impérieuse nécessité de continuer à travailler à sourcer ces informations et à faire preuve d'esprit critique dans ce métier. 

A suivre en mai 2018 ou avant ..

 

 

lundi 22 mai 2017

la chute de la presse Romande

http://www.ouvertures.net/lincompetence-de-ses-dirigeants-a-lorigine-du-declin-de-la-presse-suisse-romande/

Médias

« L’incompétence » de ses dirigeants à l’origine du déclin de la presse suisse romande

Interview – A l’occasion de la publication de son livre "La presse romande assassinée" (éditions Eclectica, Genève), nous avons questionné son auteur, Christian Campiche, sur le malaise médiatique en Suisse et sur l’impact du Conseil suisse de la presse sur l’évolution de la qualité de l’information.

Crédit photo : Alain Wicht.

Président d’Impressum, principale organisation de journalistes de Suisse, ancien journaliste au Journal de Genève et à la Liberté, cofondateur de l’association Info-en-danger, ancien membre du Conseil de fondation du Conseil suisse de la presse, Christian Campiche porte un regard acéré sur la situation médiatique de sa région.

Ouvertures.– Pouvez-vous brosser un rapide tableau de la situation de la presse en Suisse ?

Christian Campiche.- La Suisse romande vit en situation de quasi-monopole médiatique, contrairement à la Suisse alémanique. A Zurich, il y a plusieurs quotidiens, dont deux, au rayonnement national, la NZZ et le Tages Anzeiger, sont antagonistes, l’un à droite, l’autre au centre-gauche. En Suisse romande, si le groupe hyper-dominant tombe, comme ce fut le cas, d’une certaine manière, avec Edipresse [groupe de presse qui contrôlait les principaux quotidiens de la région] – il n’a pas fait faillite mais s’est vendu à Zurich –, l’information, en s’uniformisant, se déprécie.

Une région comme Fribourg, parce qu’elle a pu garder un quotidien indépendant (ni Tamedia, ni Hersant) peut revendiquer l’un des quotidiens les mieux notés de Suisse : la Liberté. Mais il doit faire attention à ne pas s’endormir sur ses lauriers. Son propriétaire historique, la communauté des Sœurs-de-St-Paul, a vendu la moitié du capital à des entités étatiques.

Dans votre livre, vous mentionnez différents facteurs qui ont mis la presse romande en crise, avec, pour résultat la quasi disparition des journaux pouvant faire référence et une baisse générale de la qualité de l’information : incompétence (erreurs stratégiques, positionnements inadéquats…), suffisance et mauvaise foi des éditeurs ; poids des annonceurs et de la publicité, multilinguisme, etc.

– Des facteurs que vous citez, l’incompétence est de loin le plus pertinent. Quelqu’un m’a demandé : « J’espère que le nom de l’assassin est révélé à la fin du livre ! » Entre les lignes oui, ce sont les jeunes ambitieux plus préoccupés par les finances que par la qualité de l’information qui ont éliminé tous les titres régionaux rentables (!) en les rachetant, mais surtout en ratant leur intégration dans le navire amiral 24 Heures. Les lectorats régionaux ont eu le sentiment d’avoir été trahis.

En deuxième facteur viennent les annonceurs qui ont poussé Edipresse dans sa fuite en avant acheteuse. Moins de concurrents, plus de publicité.

– La presse romande, en terme de qualité, est-elle selon vous plutôt inférieure, égale ou supérieure à la presse française ?

Crédit photo: Monika Flueckiger.

– Elle tient bien la comparaison avec la presse régionale française. Elle lui est même souvent nettement supérieure. Mais la tendance est aussi au partage de rubriques communes, donc à l’affaiblissement de la qualité et de la diversité d’opinion. D’une manière générale, je trouve la presse suisse plus ouverte à l’extérieur.

Par contre, si on parle des titres parisiens, la situation est très différente. On ne peut pas comparer la page économique du Figaro et celle du Temps. Faute de moyens, dirais-je. Mais aussi parce que le débat politique est faible en Suisse romande. La faute à l’absence de concurrence depuis la disparition du Journal de Genève et de la Gazette de Lausanne. Mais aussi parce qu’aucun journal suisse ne reçoit de l’État 10 millions d’euros par année. Ici, l’aide directe a été très longtemps un sujet tabou, le débat ne fait que débuter.

– L’existence du Conseil de presse a-t-elle un effet sur la qualité de l’information ?

Définitivement oui, répondrais-je à l’anglaise ! Le Conseil de la presse (CSP) a fait ses preuves en près d’un demi-siècle d’existence. Ses décisions se basent tout simplement sur la Déclaration des devoirs et des droits (DDD), elle-même inspirée de la charte dite de Munich.

Le CSP est un savant patchwork qui regroupe les journalistes, les rédacteurs en chef, les éditeurs (depuis dix ans seulement) et le public. N’importe qui peut déposer une plainte. Les cas où le CSP « condamne » les médias (presse écrite et audiovisuelle) pour inobservation de la DDD ne sont pas rares. Mais la « punition » est un simple blâme. Les médias sont tenus d’en faire part dans leurs colonnes ou sur les ondes, ce qu’ils omettent souvent de faire.

Le CSP est une institution respectée mais elle manque de moyens. Les démarches en vue d’obtenir davantage de fonds de l’Etat ont échoué à ce jour.

Crédit photo : RTS.

– La France n’ayant pas de Conseil de presse, sa presse en est-elle du coup de moindre qualité ?

– C’est un peu une question piège. Un article important de la DDD régit la séparation du rédactionnel et de la publicité. En Suisse, cette disposition est très souvent violée, particulièrement dans la presse francophone. En 2005, j’ai participé à la création de l’association Info-en-danger, qui traquait ce genre de dérive. Nous avons déposé plainte au CSP et gagné sur toute la ligne. La sentence a fait jurisprudence. La situation s’est un peu améliorée mais les violations de la DDD sont encore trop fréquentes. Je n’ai pas l’impression qu’elles le soient autant en France, surtout dans les journaux de référence. Donc la réponse serait plutôt négative. Par contre, il y a probablement plus de respect de la sphère privée en Suisse. Le CSP, intraitable en la matière, y est certainement pour quelque chose.

A noter que le CSP est d’abord une création des journalistes, un pare-feu qu’ils ont créé pour s’autoréguler. Ils n’ont pas demandé leur avis à des parlementaires.

 

vendredi 19 mai 2017

La Suisse vue par courrier international

https://www.letemps.ch/opinions/2017/05/18/suisse-pays-decale-medias-etrangers

mardi 9 mai 2017

Ah que .... Coucou

http://www.tdg.ch/vivre/Swiss-Koo-depoussiere-le-celebre-coucou-suisse/story/26717647

Swiss Koo dépoussière le célèbre coucou suisse

Savoir-faire

Deux designers vaudois réinventent avec modernité la folklorique horloge helvétique.

Les personnes atteintes de chronomentrophobie — peur excessive des horloges — devraient réfléchir à deux fois avant de glisser un pied dans le petit atelier de Swiss Koo à Renens. Dès l’entrée, le visiteur fait face à une nuée de coucous suisses aux teintes des plus éclectiques. Perchés sur un immense mur, ils répètent méticuleusement une partition immuable, celle du temps qui passe.

Trois ans se sont déjà écoulés depuis que Martino D’Esposito et Alexandre Gaillard, deux designers vaudois, ont vendu leur premier coucou suisse, dépoussiéré des affres de son histoire. Inventée en Allemagne en 1738, la pendule au petit oiseau s’est démocratisée et exportée dès 1920 grâce à l’entreprise suisse Löetscher, jusqu’à devenir un objet du folklore helvétique.

Moderniser du patrimoine, un crime de lèse-majesté? «Pas du tout, répond Alexandre Gaillard, cofondateur de Swiss Koo. Nous l’avons fait évoluer.» Les deux designers tiennent à conserver l’aspect folklorique en y ajoutant une touche moderne par le niveau de détails, le choix des matériaux et celui des couleurs. Le mécanisme reste, lui, très archaïque. «Nous vivons dans un monde où tout est technicisé ou numérisé et ça nous échappe. Pour le vinyle, il y a un disque, une aiguille, des sillons, nous comprenons comment ça marche. Le coucou c’est pareil, il y a le mécanisme, le soufflet, c’est un objet simple, que l’on peut appréhender et je pense que cela rassure», souligne Martino D’Esposito, cofondateur de Swiss Koo.

«Nous nous étions trompés de cible, nous pensions vendre à des touristes alors que notre clientèle est principalement locale»

A l’heure des horloges en plastique et des coucous high-tech connectés, les deux entrepreneurs ont décidé de miser sur le low-tech. «Nous nous sommes demandé s’il fallait faire un coucou qui chante quand la personne reçoit un message, raconte Alexandre Gaillard. Mais ça n’aurait été qu’un gadget de plus alors que nous voulions vendre un coucou artisanal, fabriqué à Lausanne.»

Un choix qui a évidemment un coût: il faut compter 485 francs pour le modèle le plus simple et jusqu’à 1785 francs pour le perchoir horloger le plus complexe. Un prix supérieur aux autres coucous des magasins de souvenirs qui refroidit souvent les touristes. «Nous nous étions trompés de cible, nous pensions vendre à des touristes alors que notre clientèle est principalement locale. Peut-être que nous visons des personnes un peu aisées, mais surtout des gens qui comprennent la qualité de nos coucous et qui sont prêts à mettre les moyens pour cette qualité», précise Martino D’Esposito.

Le duo prévoit de vendre environ 500 pièces cette année. Un succès qui amuse Alexandre Gaillard: «Nous avons des clients qui en achètent plusieurs, nous nous demandons où cela va s’arrêter. Ils en ont peut-être dans leur cave, dans leur voiture et dans leur salle de bains.»

Les deux amis aiment raconter que ces coucous sont la suite des cabanes dans les arbres qu’ils construisaient dans leur enfance, car ces deux grands gamins, alors âgés de 10 ou 11 ans, nichaient l’un en dessus de l’autre dans un immeuble nyonnais. «Il y en avait un qui tenait le clou et l’autre le marteau», image Alexandre Gaillard.

Profs à temps partiel

Les deux hommes sont aussi professeurs à temps partiel à l’ECAL. Une sécurité financière, mais pas seulement. «Nous avons 40 ans tous les deux. L’ECAL nous permet de garder un pied dans ce qui est actuel», explique Martino D’Esposito. «Enseigner c’est bon pour l’esprit et tout cela déteint sur l’entreprise», renchérit Alexandre Gaillard.

Avant Swiss Koo, les deux designers ont fait leurs armes auprès de grandes marques. Avec réussite, puisque certains de leurs objets ont été exposés au MoMA de New York. Ce monde a vite rebuté les deux artistes, car ils perdaient le contrôle du produit. «Notre agence s’appelait D’Esposito & Gaillard, il n’y a pas plus nombriliste et débile que ça, avoue Martino D’Esposito. Maintenant, nous avons lâché un peu d’ego et ce qui compte c’est le produit et que les clients soient contents.»

«Le prochain objectif est d’avoir notre propre magasin. Un petit atelier en miniature pour que les gens voient notre travail»

Cette expérience pousse les deux hommes à vouloir contrôler leur création de A à Z. «Le prochain objectif est d’avoir notre propre magasin. Un petit atelier en miniature pour que les gens voient notre travail.» A Lausanne bien sûr! Les deux amis préparent d’ailleurs un modèle thématique sur la capitale vaudoise.

En se remémorant la réaction de leurs proches à l’annonce de leur projet de fabriquer des coucous, les deux compères éclatent de rire.

«Ils pensaient tous que nous étions un peu fous, mais parce que c’était fou de penser que des touristes allaient nous acheter ces horloges. Heureusement, comme nous étions déjà un peu artistes, ils nous excusaient, comme si nous étions déjà un peu condamnés.»

Infos:www.swisskoo.ch (TDG)

Créé: 06.05.2017, 10h46

lundi 8 mai 2017

la Suisse continue de manquer d'ingénieurs

L’essentiel en bref

La pénurie de spécialistes est une réalité. Une récente publication du SECO montre que la pénurie d’ingénieurs est particulièrement marquée, encore plus que celle des cadres, des informaticiens et des professions de la santé. Ces dernières années, la demande d’ingénieurs a connu une augmentation. Grâce à la libre circulation des personnes, cette demande accrue pouvait être couverte avant tout par l’immigration. Des études montrent cependant que la situation est appelée à se détériorer sous l’effet de l’évolution démographique. À long terme, il manquera vraisemblablement quelque 50 000 ingénieurs en Suisse.

Les causes de cette pénurie sont multiples. L’enquête montre premièrement que l’offre insuffisante d’ingénieurs suisses constitue un facteur décisif. Deuxièmement, de nombreuses entreprises ne sont pas disposées ou en mesure d’embaucher des candidats qui ne correspondent pas parfaitement au profil recherché. Troisièmement, les qualités des demandeurs d’emploi ne correspondent souvent pas aux attentes des employeurs.

Seule une approche multidimensionnelle permet d’appréhender cette complexité. Outre la politique, les employeurs et les travailleurs ont également leur part de responsabilité.

Afin d’augmenter l’offre d’ingénieurs, en particulier de femmes ingénieures suisses, il convient d’une part d’engager des mesures politiques dans le domaine de la formation ainsi que des initiatives interentreprises. D’autre part, les entreprises peuvent contribuer à détendre la situation en mettant en place des mesures à l’interne. Enfin, il appartient aux salariés de s’adapter à l’évolution technologique permanente et de se perfectionner tout au long de leur vie.

Position d’economiesuisse

  • L’immigration reste nécessaire pour atténuer quelque peu une pénurie d’ingénieurs sévère. Le métier d’ingénieur doit être aménagé de manière à séduire davantage de femmes. Quant aux ingénieurs expérimentés, il faut les encourager à exercer leur métier jusqu’à la retraite et au-delà.
  • L’image professionnelle des ingénieurs doit être améliorée. Il importe de mieux sensibiliser l’opinion publique à l’importance de ce métier, à ses aspects créatifs et gratifiants, ainsi qu’aux responsabilités assumées.
  • Une solution permettant de remédier durablement à la pénurie de spécialistes ne pourra être trouvée que si toutes les parties tirent à la même corde. Les salariés et les employeurs doivent, eux aussi, assumer leur responsabilité.
  • Des mesures relevant de la politique de la formation sont indispensables pour renforcer les branches MINT. Dans ce contexte, la mise en œuvre du Plan d’études 21 est essentielle.

dimanche 7 mai 2017

Elections présidentielles

Or donc, pour éviter les mauvais symboles, le nouveau président de la République a refusé de faire la fête à la Concorde ou à la Bastille et a choisi les Tuileries.

Les 600 morts suisses du 10 Août apprécieront.

lundi 1 mai 2017

En France, son homologue court toujours ..

Un espion suisse arrêté en Allemagne

Un Suisse arrêté à Francfort la semaine dernière aurait travaillé depuis 2012 pour le Service de renseignement de la Confédération. Il enquêtait sur les procédures de lutte contre l’évasion fiscale et l’achat de CD volés

Les CD volés de données bancaires s’invitent une nouvelle fois dans la campagne électorale allemande. Berlin comme Berne ont confirmé vendredi dernier l’arrestation à Francfort d’un Suisse de 54 ans. Daniel M. est soupçonné d’avoir travaillé depuis début 2012 pour les services de renseignements helvétiques.

Lutte contre l’évasion fiscale

Des perquisitions ont été menées dans plusieurs appartements, chambres d’hôtel et bureaux. En Allemagne, l’homme aurait eu pour mission de «faire la lumière sur les procédures de lutte contre l’évasion fiscale, et tout particulièrement sur l’achat des CD volés», selon les explications de son avocat allemand. Le supposé espion devait notamment fournir à la Confédération la liste des noms des inspecteurs du fisc allemand impliqués, ainsi que l’organisation des filières d’achat des données bancaires suisses. Selon le quotidien Sonntagsblick, Daniel M. serait un ancien policier, ayant ensuite travaillé pour les services de sécurité d’une grande banque suisse et travaillant en parallèle comme indépendant pour le Service de renseignement de la Confédération (SRC).

L’annonce de cette arrestation relance un conflit qui semblait enterré entre l’Allemagne et la Suisse, depuis l’accord «Rubik» de mai 2015, qui prévoit l’échange automatique d’informations bancaires entre les deux pays à partir de 2018. Vu d’Allemagne, Rubik signait la fin du secret bancaire.

Elections régionales

L’interpellation de Daniel M. survient en pleine campagne pour les élections régionales en Rhénanie-du-Nord-Westphalie (NRW), le 14 mai prochain. Tout à la fois le plus peuplé d’Allemagne (18 millions d’habitants), l’un des plus riches mais aussi l’un des plus endettés, ce Land est dirigé par les sociaux-démocrates et les Verts et se veut à la pointe de la lutte contre l’évasion fiscale.

Le gouvernement régional de Düsseldorf a acheté 11 CD de données bancaires volées depuis 2010, pour un coût total de 18 millions d’euros. 120 000 fraudeurs du fisc allemand se sont dénoncés dans la foulée pour échapper aux poursuites. Le fisc allemand a pu récupérer ainsi 7 milliards d’euros d’arriérés fiscaux et de pénalités, dont 2,4 milliards pour le Land.

«Nous achetons des CD de données car c’est la seule façon de mener la lutte contre l’évasion fiscale», se défend le ministre des Finances du Land, Norbert Walter-Borjans, souvent appelé le «Robin des Bois des contribuables.» Ce social-démocrate de 60 ans a fait de la lutte contre la fraude au fisc l’une de ses priorités en politique, soutenu en la matière par le ministre fédéral des Finances, Wolfgang Schäuble (CDU).

«Un soi-disant changement de mentalité helvétique»

Norbert Walter-Borjans est remonté au créneau après l’annonce de l’arrestation de Daniel M.: «Si la Suisse répond en envoyant des espions en Allemagne pour aider les fraudeurs du fisc et les soutiens dont ils disposent du côté des banques, ça ne plaide pas vraiment en faveur du soi-disant changement de mentalité de l’industrie financière suisse» défendu par les autorités helvétiques.

Daniel M. risque en Allemagne une peine de 5 ans de prison. Les activités d’espionnage sont passibles de jusqu’à 10 ans d’emprisonnement, dans les cas particulièrement graves.

dimanche 30 avril 2017

Ueli Steck échoue sur le "dernier problème"

Ueli steck, la "machine suisse" et un des plus grands alpinistes des temps modernes vient de perdre la vie dans l'Himalaya en dévissant lors de sa tentative de cumuler Everest et Lhotse en 48 heures et sans oxygène.

Nous avions parlé à de nombreuses reprises des exploits de  ce sportif hors du  commun qui laisse un grand trou dans le monde de la montagne.

Congrès UASF Vichy 2017

Voilà ... la terrible absence de suspens vient de prendre fin. Il y avait 13 candidats aux 12 emplois fictifs de conseiller au CSE.

Pour éviter de vexer qui que ce soit, on a créé un 13ème poste encore de fictif-suppléant afin de pouvoir donner un hochet à tout le monde.

Ce ne sont pas des élections mais des nominations/cooptations, puisque l'UASF qui ne craint pas le ridicule, continue de refuser de faire voter les 200 000 suisses de France et se contente de faire voter une quarantaine de présidents auto-proclamés.

Un programme ? Certainement pas, on attendra les ordres de Berne pour savoir ce qu'on doit penser.  Le pauvre journaliste de service en a été pour ses frais et a dû faire parler les "délégués" sur leurs intentions de vote Macron.

En résumé,  une majorité voteront Macron, en admettant ne pas savoir qui il est ni quel est son programme, mais parce que ça vaut mieux que l'autre.

Bref, une élection avec des candidats par défaut, un taux d'abstention forcée très élevée et ... le tout à Vichy ... on ne saurait mieux résumer les rapports de  l'UASF et de la démocratie.  

Signalons également qu'un organisme portant le nom du GEHP a contribué à salir la mémoire des fondateurs de ce dernier en participant activement à cette mascarade. 

lundi 24 avril 2017

Forces aériennes suisses

http://www.24heures.ch/vaud-regions/jet-met-alerte-forces-aeriennes-suisse/story/12031973

«L'Armée de l'air française a exprimé ses remerciements pour le traitement du cas mais a renoncé à prendre elle-même d'autres mesures», précise le communiqué du Département de la défense.

(sic)

mercredi 19 avril 2017

et si vous veniez visiter un de nos 1111 musées

http://www.tdg.ch/suisse/suisse-pays-1111-musees/story/14780466

samedi 15 avril 2017

le GSSA et ses mamies .... flingueuses

http://www.20minutes.fr/insolite/2050311-20170414-82-ans-tague-banque-nationale-suisse-denoncer-investissements-armes

Il est temps de changer ses euros contre des francs

http://bfmbusiness.bfmtv.com/bourse/une-banque-suisse-conseille-d-echanger-ses-euros-contre-des-francs-1142537.html

mercredi 12 avril 2017

Les concerts de la famille OESCH

http://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/suisse-portrait-famille-yodelien-1234073.html

mardi 11 avril 2017

Les Suisses friands de journaux papiers

La presse imprimée résiste en Suisse, la consommation en ligne progresse

Le Blick est le seul quotidien suisse à être plus consulté sur le web qu'en version papier.
La presse imprimée résiste en Suisse, la consommation en ligne progresse Le Journal du matin / 1 min. / à 06:00
Dans un contexte morose, la consommation de presse imprimée est restée dans l’ensemble stable ces derniers six mois en Suisse, selon les chiffres publiés mardi. Le trafic sur les sites internet des médias, quant à lui, continue de croître.

Alors que le paysage médiatique romand vient d'être secoué par la disparition de L'Hebdo et les licenciements au Temps, les chiffres publiés mardi par l'organisation Recherches et études des médias publicitaires (REMP) offrent plutôt une image de stabilité.

L'étude de l'audience totale (print + online) confirme que l'offre en ligne réunit désormais globalement un tiers des lecteurs, une tendance qui s'inscrit à la hausse.

20 Minutes premier, mais en recul

Le titre gratuit 20 Minutes, avec ses pendants alémanique et tessinois, reste le média le plus lu de Suisse, avec une pénétration nette de 2,8 millions de personnes, dont près de 900'000 consomment exclusivement les versions en ligne.

Si l'intérêt pour le journal 20 Minuten est resté stable depuis le dernier pointage en octobre dernier, l'édition papier en français a perdu plus de 30'000 lecteurs (de 497'000 à 465'000).

La majorité des titres romands ont réussi à garder leur lectorat, voire à le faire progresser. Ainsi, le Journal du Jura a maintenu ses 19'000 lecteurs (et le journal édité à Bienne en a gagné un millier dans l'espace germanophone, à 4000). Même stabilité à L'Impartial (30'000) ou encore à La Côte (16'000).

Le Temps rattrape la Tribune

Le Temps a gagné 10'000 lecteurs en six mois pour son édition imprimée (de 98'000 à 108'000). Le titre atteint désormais un même nombre de lecteurs que la Tribune de Genève (qui passe de 107'000 à 108'000 lecteurs).

Le journal publié à Genève peut encore se targuer d'une audience plus large sur Internet, avec 72'000 utilisateurs uniques par jour (contre 43'000 pour Le Temps).

La Liberté a elle gagné 5000 lecteurs pour s'établir à 90'000 (sans compter les 9000 lecteurs en Suisse alémanique, +1000). Autres titres romands ayant vu leur lectorat augmenter: le gratuit GHI (Genève Home Informations), qui passe à 153'000 lecteurs (contre 145'000 il y a six mois), L'Illustré, qui engrange 3000 lecteurs (à 311'000), ou encore 24 Heures (de 168'000 à 175'000). Le quotidien vaudois affiche par ailleurs 78'000 lecteurs sur ses pages en ligne, une fréquentation en hausse.

Mais la palme de la plus forte progression revient à la revue spécialisée Terre & Nature, qui a attiré plus de 20'000 lecteurs supplémentaires depuis octobre (de 86'000 à 108'000).

Le Matin et Le Matin Dimanche perdent des plumes

Parmi les journaux qui ont perdu des plumes figurent une nouvelle fois Le Matin (de 239'000 à 235'000) ainsi que son pendant dominical Le Matin Dimanche (de 418'000 à 405'000). A noter que la fréquentation sur la version en ligne du quotidien orange progresse, avec 140'000 utilisateurs chaque jour.

Autres titres romands en légère perte de vitesse dans le "print": Le Nouvelliste (de 116'000 à 107'000), Le Quotidien Jurassien (de 47'000 à 44'000) ou encore L'Express (de 49'000 à 44'000). Le gratuit Lausanne-Cités est aussi en recul (de 111'000 à 106'000), tout comme le magazine économique Bilan (de 59'000 à 57'000).

Au-delà de ces mouvements à la hausse ou à la baisse, la REMP rappelle qu'avec un taux de pénétration global de 94% pour les éditions papier, les Suisses restent de grands consommateurs de journaux.

ats/ptur

https://www.rts.ch/info/suisse/8533751-la-presse-imprimee-resiste-en-suisse-la-consommation-en-ligne-progresse.html

jeudi 6 avril 2017

le Général Guisan vendu aux chinois !!!!! sans blague

Mais non, on ne vous parle pas politique et sécurité militaire, on vous parle commerce

http://www.24heures.ch/suisse/Le-GeneralGuisan-vendu-aux-Chinois/story/27276092

mardi 4 avril 2017

regards ( anecdotiques) d'un Suisse sur le monde

un classe politique pas si déconnectée de la base

https://www.politicregion.fr/article/un-dirigeant-suisse-dresse-un-etat-du-monde-des-anecdotes

vendredi 31 mars 2017

La pollution du Léman par Hispano-Suiza, actuellement groupe Safran

http://www.tdg.ch/geneve/arsenal-git-fond-leman-genevois/story/14140773

150 à 1 000 tonnes de matériel de guerre largué dans le Léman au large de Genève.


Merci ...qui


Ben Merci David qui a signalé les 0 inutiles dans la news mal relue.

le meilleur poisson d'avril du monde de l'histoire est suisse

http://www.lenouvelliste.ch/articles/lifestyle/buzz/le-meilleur-poisson-d-avril-de-tous-les-temps-est-suisse-selon-un-site-specialise-en-fake-news-654545

jeudi 30 mars 2017

Période électrorale française, la France redécouvre le système Suisse

http://www.ouest-france.fr/europe/suisse/en-suisse-le-peuple-le-dernier-mot-4888085

un peu "marronnier" mais bien écrit

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